André Marie Mbida, le tout premier Chef de Gouvernement du Cameroun Sous Tutelle, avait voulu célébrer le Travail, dans le choix des couleurs VERT – ROUGE – JAUNE de notre Drapeau national. Vu sous cette perspective, le respect du Drapeau National confère aux dirigeants l’obligation de créer un environnement qui rend véritablement possible le plein emploi avec un pouvoir d’achat conséquent. Seul un tel environnement nous permettrait de transcender les particularités ethno-tribales pour aller vers les causes d’intérêt général. Les symboles comme le drapeau, dans leur traduction dans la vie concrète, invitent à rejeter à tout moment l’instrumentalisation des ethnies et des tribus. A se plonger dans l’allégorie qui permet de réaliser la fusion de toutes nos tribus et de nos clans qui sont nos patries afin de créer la Nation.
La question que nous posons à l’aube du nouveau cinquantenaire est celle de savoir de quelle manière la célébration du Travail se traduirait aujourd’hui dans les couleurs nationales?
LE VERT
Il représente la Terre, Mère nourricière, en sa portion camerounaise et tout ce qu’elle renferme avec ses hommes, qui ont été mis là, pour l’emplir et la soumettre, les eaux et ses paysages si diversifiés. Sur cette Terre camerounaise, la faune est abondante, mais la flore est dominante. Cette flore est nourrit par le Soleil qui, avec le phénomène de la photosynthèse nous assure la vie. Une vie pleine, joyeuse, belle, dont l’écologie redit toute la vitalité. Une telle conception nous donne le privilège de considérer comme priorité l’écologie, l’agriculture, l’élevage et la pisciculture. Mais aussi les industries consommatrices de la terre et de ses produits que sont le Tourisme, le football, l’immobilier. C’est dans cette sphère que nous avons d’abord à travailler. Malheureusement, rien à l’heure actuelle ne vient faire le lien entre notre civilisation et ce VERT de notre drapeau. Pour s’en convaincre, il suffit de voir la quasi inexistence d’écoles, collèges, centres de formation, lycées, facultés, universités et centres de recherche consacrés aux métiers des domaines de l’économie que je viens de citer. Il faut un lien clair entre nos croyances, nos civilisations
LE ROUGE ET L’ETOILE
Le Rouge est le symbole de l’effort que nécessite le travail. Mais il traduit mieux encore, le Soleil Couchant de nos souffrances et de nos angoisses, traduites de manière radicale et physique par les martyrs subits pour l’accès à l’indépendance. Les meilleurs de nos fils ont payé de leur vie, ont versé leur sang en raison de l’audace d’avoir réclamé le bien le plus commun à toute l’humanité, a savoir le droit de travailler librement dans leur patrie. Un travail qui procure du pain suffisant à celui qui le fait, satisfait les attentes de ceux pour qui il est fait, prolonge l’œuvre divine de la création en soumettant la Terre.
L’ETOILE sur le ROUGE, représente l’Etat unitaire.
Nous devons dépasser cette dimension matérielle et trouver une signification nouvelle en ceux que les circonstances de l’indépendance ont condamnés à la mort. Je suggère que les étoiles sur le rouge représentent nos leaders nationalistes. Ceux qui ont versé leur sang pour notre pays. Ces hommes sont le ciment de notre histoire commune. Ce sont de telles étoiles qui nous poussent à la sublimation de nos engagements vis-à-vis de la patrie. Comme l’étoile qui a guidé les mages dont parle la Bible, l’étoile de nos martyrs montre à tout le peuple, le cap à suivre. Ces nationalistes étaient les meilleurs fils de notre pays et même de l’Afrique. Nelson Mandela révèle dans son immense autobiographie, qu’il se nourrissait, entre autre, pendant ses dernières années de prison, de toute documentation sur l’expérience de lutte de l’UPC, l’Union des Populations du Cameroun. Nous ne pouvons pas célébrer Nelson Mandela et maintenir dans l’oubli ou la banalisation ceux qui l’ont tant inspiré qui sont nos « Pères de l’Indépendance». Un peuple qui banalise ses « Autels », c’est-à-dire ses valeurs sacrées, n’a pas de patrie, et perd ce lien mystique, que l’homme doit entretenir avec la terre où il est né ou sur laquelle il vit. Les étoiles sur le Rouge de nos misères jamais achevées, ce sont nos Martyrs, avec leur sang verse pour la liberté.
LE JAUNE
C’est le Soleil dans sa plénitude, reconnu comme l’élément central de notre drapeau dans l’Hymne national qui proclame « Comme un Soleil, ton drapeau fier doit être ». Tout est donc dit, c’est le Soleil qui domine notre Drapeau. C’est avec cette symbolique, que nous devons dire que la fixation sur les martyrs de l’indépendance ne relève pas d’une mémoire nostalgique, mais d’une mémoire prophétique. Le soleil travaille au quotidien à faire fleurir et prospérer la vie à la surface de la terre.
Oui, le Cameroun que nos pères ont visionné est celui où les captifs seront délivrés, les prisonniers libérés, les malades guéris, les affamés rassasiés, la solidarité entre les fils du pays plus forte que l’égoïsme et la division. Ces gens qui étaient de toutes les tribus ont clairement eu la vision Nation dont les éléments de représentation ne sont pas abstraits. Cette vision, nous devons y être fidèle et ne pouvons la reléguer, ni dans l’oubli, ni dans les banalités de notre histoire. Nous ne pouvons pas non plus perpétuer la confusion entre les Pères de l’Indépendance avec les accoucheurs qu’Ahmadou Ahidjo et ses compagnons auront été. Le Père est père. L’accoucheur peut, ne pas être celui que l’on souhaite, mais il reste un accoucheur
Vu ainsi, nos symboles en liens directs avec programmes économiques, qui traduisent notre civilisation sont véritablement à « décoloniser et à réécrire » selon l’expression d’un vieux copain. ENSEMBLE, nous avons les moyens. Le « temps de nous-mêmes » est arrivé et c’est maintenant.
Albert Roland Amougou

salut
je suis bien entendu émue par la description des couleurs de notre drapeau National avec autant d’espoir que nostalgique. un espoir que la jeunesse du Cameroun doit essentiellement se nourrir pour se joindre dans le maillon de la chaine qu’est le mouvement « ENSEMBLE » une nouvelle plate forme qui se veux constructive et dynamique pour un Cameroun prospère et riche dans sa diversité culturelle et politique pour le développement.
je suis d’accord que l’étoile qui brille dans la couleur rouge se multiplie pour traverse le cap de l’unité du pays et symbolise, comme vous l’avez si bien énoncé ceux qui ont versé leur sang pour la liberté de notre Nation et donc nous venons de célébrer si joyeusement les cinquantenaires de l’indépendance.
évidement, je voudrais cibler ma compréhension de votre article comme « SE RESSOURCER DU PASSE POUR MIEUX BÂTIR LE FUTUR »
ABDOU RAHIM
point focal du Réseau ENSEMBLE pour la région de l’ouest Cameroun